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Le
café est la seconde marchandise échangée dans le
monde, derrière le pétrole. On estime à 125 millions
le nombre de personnes vivant de la caféiculture, incluant 25 millions
de petits producteurs. 400 milliards de tasses de café sont bues
par ans, soit environ 12 000 tasses par seconde ! Les enjeux économiques
et sociaux sont donc extrêmement importants.
L'Organisation
internationale du café à laquelle adhèrent quasiment
tous les pays producteurs mais aussi les principaux pays consommateurs,
collecte en continu les éléments d'information statistique. |
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Production
S'agissant de café, l'unité de mesure est le sac de 60
kg.
Depuis plusieurs années, la production mondiale annuelle dépasse
les 100 millions de sacs (120 millions en 2002, 102 millions en 2003)
ce qui correspond à 6 à 7 millions de tonnes, alors qu'en
1825, on ne produisait seulement que 100 000 tonnes. Plus de 80 millions
de sacs sont exportés chaque année (88 millions en 2002,
84 millions en 2003).
Cette production ne cesse d'augmenter ; elle a progressé de 20
% entre 1997 et 2005, soit deux fois plus vite que la demande.
Le
plus gros producteur est de loin le Brésil, particulièrement
l'État de São Paulo où se situe le premier port
caféier du monde : le port de Santos, suivi par la Colombie et
le Viêt Nam (le plus important producteur de robusta).
On
peut noter que la culture du café au Viêt Nam n'est pas
vraiment traditionnelle (en 1987, il était à la 31e place
mondiale), les Vietnamiens en sont consommateurs mais sans plus. L'accession
à cette place de premier producteur de robusta est en fait le
résultat d'une volonté politique, encouragé par
la Banque Mondiale.
A l'inverse, certains pays africains au premier rang desquels la Côte
d'Ivoire ont largement réduit leur production.
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L'arrivée
extrêmement agressive du Viêt Nam sur le marché du
café, combinée à l'énorme expansion de la
culture au Brésil, sont les deux principales raisons invoquées
pour expliquer la chute du cours du milieu des années 1990. Le
déclin des prix a cessé depuis 2004. Les deux raisons
invoquées sont l'augmentation de la consommation en Chine et
en Russie d'une part, et une baisse de la production mondiale d'autre
part. Cette augmentation des prix permet à présent aux
petits producteurs de vivre du produit de la vente de leur récolte.
Les données statistiques sur la production agricole mondiale
de café diffèrent légèrement selon qu'elles
proviennent de la FAO (établies sur un mode évaluatif)
ou de l'OIC (établies sur un mode déclaratif). Ces données
sont cependant suivies mensuellement par l'OIC et recoupées entre
elles, ce qui fait de l'organisation la réelle source de référence
reconnue pour les marchés internationaux. Quoi qu'il en soit,
au-delà des crises de surproduction ponctuelles et des différences
d'inventaire, les volumes produits, échangés et consommés
sont toujours régulièrement en hausse.
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Gnu Free Documentation license, Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Caf%C3%A9 |
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