| Cérémonie
japonaise
Le Chanoyu constitue la cérémonie la plus stricte
et la plus codifiée dans l’art de la dégustation
du thé.
Dans un pavillon de bois (le pavillon des thés), décoré
de fleurs de saison et de rouleaux peints, se réunissent
les invités à l’appel du maître
de cérémonie. L’impression dominante doit
être la simplicité et la quiétude. Des
friandises à base de haricots sont disposées
sur la table.
En silence, les instruments de la cérémonie
sont nettoyés avec un linge de soie immaculé,
le Fukusa.
Durant ce temps, dans une théière en fonte posée
sur un brasero, bout une eau tout juste puisée.

Solennellement, le maître
de cérémonie verse un peu d’eau dans le
bol afin de le nettoyer. Le bol est ensuite essuyé
à l’aide d’un linge neuf.
Lentement, à l’aide d’une cuillère
en bambou, le maître mesure la juste quantité
de poudre de thé (le matcha) qui sera utilisé
pour la cérémonie. Il dépose le thé
au fond du bol, puis y verse l’eau bouillante. D’un
geste rapide, il fouette le mélange jusqu’à
obtention d’une fine mousse couleur de jade.
L’un après l’autre, les convives boivent
le thé, le maître renouvelant la préparation
autant de fois que nécessaire.
Cette stricte cérémonie dure 40 minutes environ.
Lors d’un Kaiseki, repas traditionnel japonais, elle
peut durer jusqu’à 4 heures.
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Chine
: Le Gongfu Cha
Cérémonie chinoise d’inspiration taoïste,
le Gongfu Cha utilise un service composé d’une
petite théière et de toutes petites tasses.
On y déguste généralement du Oolong,
dont les feuilles sont déposées en grande quantité
au fond d’une théière en terre.
Trois infusions successives sont préparées,
à l’aide des mêmes feuilles de thé,
les parfums s’affinant au fur et à mesure du
déroulement de la cérémonie.
Cette cérémonie d’apparence moins codifiée
que le Chanoyu japonais connaît de nombreuses variantes,
en Chine ou en Corée. Cependant, elle s’accorde
aux grands principes taoïstes, dont la discipline de
chaque instant échappe aux non initiés.
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Le
Zhong
Le Zhong est une tasse sans anse munie d’un couvercle,
posée sur une soucoupe. Généralement
utilisée pour les thés verts à larges
feuilles, on y place le thé que l’on couvre d’eau
chaude. La première eau est jetée au bout de
quelques minutes d’infusion, puis l’on replonge
les feuilles dans l’eau chaude.

Pour consommer le thé,
on replace le couvercle qui empêche les feuilles de
s’échapper alors que l’on porte le Zhong
à sa bouche.
Les feuilles servent à plusieurs infusions.
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Russie
Le Samovar est une immense bouilloire qui maintient l’eau
chaude en permanence. Anciennement dotée d’un
foyer de braises, elle est aujourd’hui le plus souvent
électrique.
Au dessus du Samovar se trouve une théière pleine
contenant un thé assez fort. Toute la journée,
on sert ce thé que l’on allonge avec un peu d’eau
chaude tirée de la bouilloire via un robinet.
Encore aujourd’hui, le Samovar constitue un véritable
symbole d’hospitalité en Russie, et un art de
vivre autour du thé.
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Mauritanie
La Mauritanie incarne tout l’art du thé à
la menthe, très apprécié en Afrique.
On le déguste en trois fois, de petits verres d'un
thé vert de chine plutôt fort, à la menthe
et assez sucré.
Lors de la cérémonie on s'applique à
le faire mousser le plus possible, en versant le thé
d'un verre à l'autre plusieurs fois tout en le levant
très haut dans les airs.
Le même thé sert pour les trois dégustations
successives. A l’instar du Gongfu Cha chinois, le même
thé est réinfusé trois fois. Le premier
verre est assez fort, le deuxième est équilibré,
le troisième se révèle assez doux.
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